23°07'58.5"N


L’arrivée se fait simplement : les portes d'entrée sont ouvertes, il suffit de suivre discrètement l’un des habitants de l’immeuble qui nous guide vers l’escalier principal. Au départ, l’immeuble a tout d’une résidence normale : des devantures de portes « modernes », de belles plantes qui se dressent dans les couloirs, le son incessant de plusieurs télévisions, des voisins qui papotent... Mais, une fois les premiers étages passés, les escaliers nous amènent vers une réalité toute autre : une réalité vide, silencieuse, presque oppressante. Les voix que l’on entendait au départ se font plus rares, ou en tout cas lointaines. Les heures avancent, le soleil tombe graduellement et une lumière dorée commence à apparaître. 


Peu à peu, on essaie de reconstituer les pièces du puzzle. Peu de souvenirs restent, tout a été pris ou repris. Le « squelette » de la construction reste cependant intact. Nous passons par de longs couloirs vides, couverts d’inscriptions diverses. Puis, nous arrivons aux différentes chambres, dotées pour la plupart de balcons ouverts sur la mer. Les surfaces sont défraîchies. Parfois, la végétation a repris le dessus.

Certaines fenêtres nous laissent entrevoir des réalités bien différentes. Côté est, nous apercevons une jungle urbaine. Côté ouest, nous avons une toute autre vision : des piscines à perte de vue, qu’on devine abandonnées, devant un bâtiment à l’apparence encore moderne. Souvent, nous faisons simplement face à la mer.

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