aliocha boi

« Ce qu'il reste »
Commission (Unicef X Polaroid).

Ma série porte sur ce que l’on ne voit pas ou plus. Les anciens camps de réfugiés dans les rues de Paris, démantelés depuis. Les centres d’hébergement détruits. Une laverie où les migrants pouvaient faire leur lessive gratuitement. Des ponts, beaucoup de ponts, désormais vides. Des espaces où, parfois, certaines traces de vie sont laissées. Des femmes et des hommes morts, leurs noms étant inscrits sur de grosses pierres brutes, autant de pierres tombales érigées au bout de leur périple.

Ma série porte aussi sur ce que l’on voit. Des camps de fortune, aussitôt installés, aussitôt disparus. Des centaines de réfugiés qui attendent de connaître leur sort. Des histoires propres à chacun, qui touchent ou, à l’inverse, qui effraient.

Voici la réalité brute, sans artifice, comme je l’ai vécue pendant quelques semaines. J’ai d’abord rencontré Salim, un jeune Algérien, qui m’a fait le récit de son exil. Avec lui, j’ai souvent parcouru des lieux de transit et échangé avec d’autres migrants. Les courts témoignages de jeunes réfugiés, trop souvent invisibles et isolés, les sortent de leur anonymat.

Cette série fait partie du projet MIGRATE, qui été fondé dans l'espoir d'engager la communauté à avoir une conversation autour de la crise des réfugiés en cours. 100% des recettes servent à soutenir le Fonds d'appel d'urgence des enfants de Syrie de l'UNICEF. Les images seront exposées durant Paris Photo 2018.

Installation - Vues d'exposition

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